# Posté le vendredi 16 mai 2008 12:57

Modifié le vendredi 26 juin 2009 09:50

Welcome to my Wonderland. Where happiness bright as the Sun.

 Welcome to my Wonderland. Where happiness bright as the Sun.

Emma
16 Y.O
Nantes
Broken






Go here : Still-Done & NEW !.

# Posté le vendredi 16 mai 2008 05:48

Modifié le mardi 23 juin 2009 16:02

Heaven-Time : Le temps que le ciel nous donnera avant de s'abattre brutalement sur nous. Pour être prévenue : Demandes.

 Heaven-Time : Le temps que le ciel nous donnera avant de s'abattre brutalement sur nous. Pour être prévenue : Demandes.
Prévenus :
x-ch3wii-l0v3uz3-x - jane-volturi-fiction




Sommaire :

Partie I > Chapitre 17 en ligne.




# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:03

Modifié le mercredi 24 juin 2009 07:18

Partie I > Changements radicaux de vie.

  Partie I > Changements radicaux de vie.
Prologue.

____On a toujours le choix. On doit toujours avoir le choix. Dernièrement, j'avais eu plusieurs choix à faire. Un plus difficile que d'autres. En ce moment j'avais une lame pointée sur ma gorge et une décision à prendre. Devais-je tuer la personne qui tenait l'arme pour vivre ? Ou laisser cette personne me tuer pour qu'elle vive ? Quand notre propre vie est menacée on fait tout pour la préserver et ensuite nous disons que nous n'avions pas le choix. Mais est-ce que je méritais la vie plus que cette personne sois-disant parce que j'étais meilleure qu'elle ? On commet tous un mauvais acte un jour ou l'autre. Mais doit-on condamner une personne à mort pour un mauvais choix ? Tout nous rapporte aux choix que nous décidons de faire. Seulement, comment savoir lequel des deux choix se présentant à nous est le bon ? C'est ça la vraie question. Comment faire le bon choix quand aucun n'est celui que l'on voudrait ? La mort apporte avec elle un flot de questions. Je ne peux, malheureusement, répondre à aucune dans la circonstance où je suis. Le couteau appuyer sur ma nuque. Le futur assassin dans mon dos prêt à faire couler mon sang et à regretter cet acte toute sa vie. Je sens que lui aussi est face au même choix que moi. J'attends patiemment son verdict.





# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:05

Modifié le mardi 23 juin 2009 05:46

Chapitre 1 : Diagnostic - Dépressive à tendance suicidaire ? Qui ça, moi ?

Chapitre 1 : Diagnostic - Dépressive à tendance suicidaire ? Qui ça, moi ?


____C'était lundi soir, 16h30. Je rentrais chez moi après ma journée de lycée. Deux heures de maths je ne vous dis pas comment c'est long. Bref je rentrais enfin chez moi, mais je ne prêtais attention à rien sur le chemin de retour. J'étais tout bonnement perdue dans les méandres de mon esprit complexe. J'avais mes écouteurs dans les oreilles. Musiques relativement douces. La mélodie passait sans cesse de l'oreille gauche à celle de droite. C'était extrêmement agaçant. Puis plus rien dans l'écouteur gauche. Et merde encore une paire d'oreillette de bousillé. La quatrième depuis le début de l'année. Génial. En plus de cela, il y avait un vent du diable ce lundi là. Mes cheveux volaient si bien que je ne voyais même plus où je mettais mes pieds. Super. Non vraiment il y a des jours comme ça où tout va de travers. Je me demande bien pourquoi je m'étais levée ce matin-là. C'est impossible le nombre de catastrophes qui me tombent dessus ! Le destin avait décidé d'être impitoyable avec moi. Enfin il faut croire. Je me mis subitement à pleurer à chaudes larmes. Il n'y avait personne pour me voir. Personne pour me dire que tout allait rentrer dans l'ordre. Personne pour me juger. Je n'aime pas du tout pleurer en public. Les gens autour ont pitiés de vous et essayent de vous réconforter sans trop savoir quoi vous dire pour y arriver. C'est ainsi que je préférais craquer seule en rentrant chez moi. Je n'avais pas besoin d'être réconfortée. Je tournais au dernier virage qui mène à ma rue. Je m'empressais d'essuyer mes larmes d'un revers de main. Pas question de franchir la porte ainsi. Mon père fait partit de ceux qui pensent que pleurer est une faiblesse. Hors de question de montrer ma vulnérabilité. Je passai donc le seuil de la maison impassible.

- Bonjour tout le monde, lançais-je à mes parents.
- Salut Éloïse, bonne journée ?
- Oui oui.

____Je me servis un verre d'eau dans la cuisine et montai dans ma chambre. Arrivée dans mon antre je m'autorisais deux minutes supplémentaires de larmoiement. Ensuite je commençai mes devoirs avec mon envie habituelle. C'est à dire aucune. Par moment je ne pouvais m'empêcher de jeter un coup d'½il par la fenêtre. J'y apercevais une rue déserte. Pour ne pas changer. Avec ce vent et ce ciel impeccablement gris on aurait pu croire qu'une tempête s'apprêtait à s'abattre sur la ville. Ou bien dans ma vie tout compte fait. Comme si je n'avais pas assez de problèmes comme ça. C'est vrai entre mes parents qui m'obligent à aller voir un psychiatre deux fois par semaines pour je ne sais quelle raison, ma vie sentimentale toujours très remplie mais du mauvais contenu, et pour finir cette déprime qui s'accentue de jours en jours.

____Tant bien que mal je réussis à finir mes devoirs. Je ne sais même pas pourquoi je m'obstine à les faire puisque mes parents ont décidés de me faire redoubler l'année prochaine. Génial. Vraiment. C'est à croire que tout va de travers. Et mes parents qui bousillent ma vie. Comme si j'en avais besoin ! Je m'allongeais sur mon lit. Le plafond était blanc. Plus je le regardais plus je m'y perdais. C'était si facile de réfléchir face à ce mur vierge. Vite exaspérée par toutes mes réflexions qui ne mènent à rien je décidai de m'asseoir devant ma fenêtre. Grande ouverture sur le monde. Ma rue était toujours déserte mais la pénombre s'y était abattue. Seul le ciel émettait un couleur à présent. Il était d'un bleu pâle sur ma droite tandis qu'à ma gauche je voyais de magnifiques nuages pareil à du coton. Ils étaient roses guimauves & dessinaient une ligne à l'horizon. Je contemplait ce spectacle avec admiration. J'ai toujours aimée regarder le ciel. Pour une raison qui m'aie inconnue il m'a toujours émerveillée. J'aime imaginé que derrière ces nuages cotonneux se trouve des êtres dotés d'une beauté radieuse. Des anges. Oui voilà ce que j'imagine derrière la magnificence de cette ligne infinie. C'est peut-être pour cela que je vois un psy. Surement même.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:09

Modifié le mardi 23 juin 2009 05:48

Chapitre 2 : Révélation

Chapitre 2 : Révélation




____Plus tard je voudrais devenir écrivain. Pas un écrivain de sciences fiction ou de livre policier. Non écrivain pour enfants. J'ai envie de faire découvrir aux autres mon monde imaginaire. Un monde où tout est beau, tout brille. Un pays coloré & magique. A l'instar d'Alice aux pays des merveilles. Oui un pays merveilleux. Où toute histoire finirait bien. Un endroit où au lieu de vous faire couler, on vous remplirait d'espoir avec des sourires & des sucreries roses. N'est ce pas à ça que tous les enfants rêve ? Pourquoi n'y aurais-je pas le droit moi aussi dans ce cas ? Je vais voir un psy parce que j'imagine sans cesse ce lieu irréaliste. Et pourtant c'est le seul endroit où je me sens chez moi, à ma place. C'est là-bas. Où tout est possible. Où respirer librement est autorisé. Où les gens vous aime ! Oui les gens vous aime aux pays des merveilles.

____Cette nuit là, le sommeil me fuyait. Je regardais l'heure défiler sur mon réveil. C'est vers l'aurore seulement que l'épuisement m'envoya dans l'inconscience. Cette nuit là fut dénuée de rêves. Mais à mon réveil j'eus comme une révélation. Écrire mon livre. M'échapper du monde qui n'est pas le mien pour rejoindre mon monde féérique. Je compris enfin que toute ma vie n'avait tourné qu'autour de cela. Je n'étais pas à ma place ici, c'était certain à présent. Je savais que j'étais différente des autres. La vie ne m'avais épargner de rien. J'avais enduré ce que beaucoup n'auront pas à endurer. Il n'y aura personne pour pleurer ma mort le jour venu contrairement à toute autre personne. J'en étais persuadée. Rien dans ce monde n'était capable de me retenir. Je voulais partir, m'enfuir au pays imaginaire. Il ne me restait juste à trouver comment. Et la seule façon de le savoir était d'écrire l'histoire. Vous me croyez folle n'est-ce pas ? Détrompez-vous. Je suis peut-être plus réfléchi que vous. Il ne me reste rien si ce n'est ma liberté de penser. Et puis qui vous dis qu'à ma place vous ne seriez pas ainsi ? Malheureusement vous ne serez jamais à ma place.

____C'était un dimanche matin comme tous les autres en apparences. Je pris ma douche en me levant. Me lavais les dents un long moment pour enlever le gout amer qui avait envahit ma bouche. Un mélange de sang et de bonheur. Une fois cela effectuer je rassemblais mes forces pour descendre petit déjeuner en compagnie de mes parents. Ceux-ci se bornèrent à me dire bonjour. Ni plus ni moins. Ils me trouvent "déconnectée". A leur guise après tout. J'avalai mes céréales rapidement. Le tout ne mis pas plus de 10 minutes. Puis je remontai dans ma chambre presque en courant. Je faillis tomber dans l'escalier. Je dus me retenir de rire de ma bêtise. Voilà bien longtemps qu'aucun son identique n'était sortit de ma bouche. J'en avais pratiquement oublier la consonance. C'était un bruit mélodieux et doux. Il me rappelait mon enfance.


____Quand tout n'était pas encore comme aujourd'hui. Bien que mes rires furent encore trop légers pour être pris en compte d'une quelconque amélioration, je ne pus m'empêcher d'espérer celle-ci. Je m'assis sur mon lit avec mon bloc note en main. Un stylo noir dans la main gauche je commençais peu à peu à laisser l'imaginaire m'enivrer. Le crayon glissait sur le papier à une allure fulgurante. Me plongeant soudainement dans une frénésie jamais atteinte. Je sombrais dans une nouvelle dépendance et je le savais pertinemment. Je n'avais que trop rarement été submergée par des sentiments aussi puissant. Arriver à la fin de mon histoire je me mettais promptement au dessin de cette dernière. J'aime écrire mais dessiner était une toute autre passion à laquelle j'allais dès à présent consacrer mon temps.

____Je dessinais en premier temps mon héroïne : Joy. C'était une fillette à première vue mais son mental était plus développé que n'importe quelle jeune fille de son age. Ses cheveux descendait le long de sa taille en une époustouflante cascade blonde. Pas un blond couleur or. Plutôt un blond très pâle. Ils étaient noués avec un élastique noir. Ses yeux avait une éclatante nuance de vert & bleu. Ce qui se rapprochait fortement d'un bleu turquoise. Son visage fins et pâle lui donnait un air joyeux et attendris. Elle était vêtu d'une étrange petite robe noire ébène. Cela lui conférait un air sérieux. Je la contemplais avec une certaine fierté quand je l'eus terminée. Elle me scrutait de ses prunelles étincelantes. Je me surpris à l'aimer plus qu'il ne le faut. C'était une nouvelle sensation pour moi. J'aurai donné n'importe quoi pour qu'elle puisse réellement exister.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:15

Modifié le mardi 23 juin 2009 05:48

Chapitre 3 : Étrange évasion & rencontres déconcertantes.

 Chapitre 3 : Étrange évasion & rencontres déconcertantes.

____Le semaine qui suivit je fus encore plus déconnectée qu'auparavant. Bien que cela fusse juger impossible précédemment. Je passais mon temps à gribouiller les personnages de mon endroit si parfaitement parfait. J'imaginais d'abord des lutins. Puis des petits écureuils doués de parole, j'empruntais Tigrou à Winnie. Continuais par des fleurs gigantesques & des champignons chantant. Je terminais soigneusement par des anges à la délicieuse couleur neige. Un de ces êtres purs attira mon intention plus que les autres et suscita une nouvelle émotion en moi. Je ne pourrai dire ce que c'était. C'était si étrange. Une bouffée de chaleur. Une impression de calme et d'apaisement presque palpable. Les personnes s'agitant autour de moi en me dévisageant parfois maladroitement au passage, ne paraissait plus exister. J'étais déjà ailleurs. Le nez sur mon calepin, je regardais sans m'en détacher le visage adorable de l'ange au nom de Matthew. Il était d'une beauté intolérable mais son beau visage ne trahissait aucune joies, aucune tristesse. Il n'était même pas indifférent ! Son expression n'affichait tout simplement rien. Je rentrais chez moi ce soir là en marchant plus lentement qu'à mon habitude. Trainant des pieds par ci par là. Regardant nulle part ailleurs que devant moi. Mon esprit s'évadait dans des contrées plus attrayantes. Encore...

____Le vendredi matin tandis que je me voyais dans le miroir je m'aperçus de ma mine désastreuse. La cause de cette horrible mine ? J'avais finis mon histoire et bien sur je savais que je ne pourrai me résoudre à m'en détacher et pourtant elle existait sans moi à présent. Je me penchais vers la glace quand tout à coups je fus transportée loin de toute cette douleur. Je fermai les yeux effrayée par un mouvement trop brusque. Les rouvrais sur des couleurs assaillantes. Tout était magnifique. Trop beau pour être vrai. Il me fallut une minute pour m'apercevoir que cet étrange endroit m'était familier. Cela ne pouvait pas être réel ! J'étais dans mon pays merveilleux. Celui où la beauté de toute chose vous coupe le souffle. Le lieu était désert pour le moment. Les arbres s'élevait d'une manière majestueuse dans le ciel. Ils touchaient les nuages. Ces derniers étaient délicatement rosés. Le sol était pareil à une mousse verte. Douce & légère. Elle brillait à la lueur d'un soleil qui réchauffait ma peau sans la brûler. Ici j'étais bien. Je fus agréablement surprise de constater que je m'étais mise à rire. Pas un rire léger comme quelques avant. Un rire aux éclats. Un son aigus et pourtant plus mélodieux que jamais. Je n'avais jamais entendus un son aussi beau de toute ma vie. Cet plaine était magique tout bonnement. Ou c'était incontestablement chez moi. J'hésitais à bouger ne serait ce qu'un doigt de peur que tout disparaisse. Je restais là immobile. Soudain un son de clochette retentit au loin. Quand ce son parvint mieux à mes oreilles, il m'envahit et m'emplit d'une joie inédite. Alors je regardais s'approcher à pas mesurés une fillette blonde. Elle sautillait vers moi, un sourire radieux aux lèvres, comme si elle était ravie de me voir. Quand elle fut dressée devant moi je l'analysais et posai mon regard sur cette étrange robe noire ébène. Elle se rendit compte de mon air surprise. Enfin je pris son froncement de sourcil pour cela.

- Bonjour, Éloïse. Te souviens-tu de moi ?
- Si nous sommes là où je pense que nous sommes alors je sais très précisément qui tu es.
- Je suis Joy. Enchantée de te rencontrer enfin. Allez Lise sourit.

- Tout ça n'est pas réel, marmonnais plus pour moi-même que pour elle.
- Quoi donc ?
- Tout. Cet endroit fabuleux. Toi qui me parle.
- Parce que tu te crois où ? A l'hôpital psychiatrique de Paris ? Dans un rêve ?
- Je pense plutôt que je suis morte
, m'exclamais-je.

____Elle s'approcha plus de moi. Je la regardais ébahie. Elle m'embrassa sur la joue et la fraîcheur de sa peau me fis frissonner.

- Alors es-tu morte ?
- Tout compte fait non. Moi comment puis-je croire à tout cela ? Je n'ai jamais espérer plus beau cadeau. Et Dieu sait que les cadeaux que la vie m'a offert étaient presque tous empoissonnés.
- Lise, écoutes moi bien. Ce que je vais te dire là est une chose très importante. Crois tu au destin ?
- Non, absolument pas.
- Et bien tu devrais. C'est lui qui t'a emmener à moi. C'est lui depuis le début qui a fait que tu es celle que je vois aujourd'hui en face de moi. Dès ta naissance tu étais prédestinée à tout cela. Si ta vie n'a pas été facile c'est pour que tu puisses inventer ce monde. Bien sur tout cela n'es pas purement scientifique. C'est juste ma théorie.
- Mais pourquoi ? Maintenant les blessures qui sont en moi sont irréversibles.
- Il faut que je te présente mes amis, Lise.


____Je n'eus pas le temps de contester ni d'accepter. Elle me prit la main et m'entraina dans la plaine de sa démarche gracieuse. On aurait dit qu'elle voletait comme une plume. Elle était si légère. Le vent dans ses cheveux la rendait irréelle. La plaine débouchait sur une plage. L'eau en était turquoise. C'était le paradis ou je rêvais !

- Cesse de penser que ceci est un rêve !
s'exclama Joy en devinant mes pensées. C'est très réel et bientôt ce sera chez toi.

____Je n'eus pas le temps de demander pourquoi car tout à coup quelque chose détourna mon attention de son visage. Il me semblait juste qu'elle souriait, en extase devant ce spectacle. Là, un peu plus loin sur la plage se tenait un jeune homme. Une aura de lumière proprement blanche enveloppait son corps de toutes parts. J'en fus réduite au silence.










# Posté le vendredi 30 mai 2008 13:55

Modifié le mardi 23 juin 2009 05:49

Chapitre 4 : Trop de questions pour une première rencontre.

Chapitre 4 : Trop de questions pour une première rencontre.


____Le soleil brulait ma peau avec une ferveur inconfortable. J'avais l'impression d'étouffer dans ce corps bouillonnant de l'intérieur. Dans un premier temps je ne comprenais pas le sentiment qui m'envahissait, je pris ça pour de l'anxiété. Mais c'était plus que cela. Beaucoup plus. Sous mes joues, le sang bouillonnaient. Je suis sure que ces dernière étaient rouges écarlates. Je n'avais jamais ressentis un feu aussi puissant que celui qui, à présent, faisait battre mon c½ur irrégulièrement. J'avais été habituée à être apathique. Je regardais la vie s'agiter sous ma fenêtre sans y prendre part. Je pensais mettre fin à mes jours tout le temps. Je ne m'y étais pas résolus. Vivre impassiblement était encore pire et après tout j'étais trop lâche pour meurtrir mon corps. J'avais eu l'habitude de garder mes émotions pour moi. Celles-ci n'étaient pas pour les autres de toutes façon. Je sentais, non, je savais que j'étais perdue entre la mélancolie et l'amertume. J'avais acceptée cette fatalité. Comme toutes les autres, soit dit en passant. Et là, alors que je m'étonnais devant la beauté de ce garçon, je compris que l'espoir frappait enfin à ma porte. Lui qui avait déserté si longtemps auparavant. Il revenait vers moi. En chantant.

____La lueur s'approcha lentement de nous. C'est alors que pour la première fois depuis des années, le bonheur s'empara de tout mon être. Il me semble bien que c'était Matthew devant moi. Mes joues irradiaient. Matthew était à un pas de nous maintenant. Il avait un sourire angélique. La lumière qui émanait de lui s'estompa progressivement et j'aperçus enfin ses yeux. Verts émeraudes. Ses lèvres s'entrouvrirent.

- Salut Joy, alors dis -moi ce qui peut bien t'amener ici ?
- Si tu ne le sais pas encore, achètes-toi des lunettes mon vieux.
- Qui-est ce ?
demanda-t-il sans se retourner vers moi pour ma plus grande frustration.
- Essayes de deviner !
- Allez Joy je n'ai plus l'âge de jouer aux devinettes moi !
- Matthew je te présente Lise.


____Il daigna me regarder. Il avait l'air désolé de m'avoir ignorer.

- Oh ! Et bien enchanté.
- Euh, je ... de même.


____Quelle idiote. Même pas capable d'aligner deux mots. Le silence dura quelques secondes avant que Joy reprenne la parole.

- Lise, nous devons partir.
- Pardon ? Déjà ? Mais je viens à peine d'arriver. Où allons-nous ?
- Tu retournes chez toi. Cela fait presque une heure que tu es ici. Le portail ne va pas tarder à se refermer.
- Le portail ?
- Ne sois pas sotte s'il te plait. Tu sais le miroir par lequel tu es arrivée ! Si tu restes ici plus de temps qu'il ne le faut ton reflet de l'autre côté disparaitra.
- Mais pourquoi ne puis-je pas rester ici ? Rien ne me donne envie de repartir là-bas.
- Sauf que là-bas, c'est chez toi, c'est ton monde. Tu dois y retourner. Pour l'instant du moins. Tes séjours ici ne devrons pas durer plus d'une heure.


____Je la contemplais l'air apeurée. Repartir chez moi ? Mais à quoi cela rimait il ? Pourquoi avoir fabriqué de toute pièce cette histoire irréelle si c'était pour ne pas y prendre part ?

# Posté le vendredi 30 mai 2008 13:58

Modifié le mardi 23 juin 2009 05:51

Chapitre 5 : Rattrapée par le temps.

Chapitre 5 : Rattrapée par le temps.

____On était arrivée au miroir, Joy & moi. Son beau visage n'exprimait plus de joie maintenant. Elle me prit dans ses bras et me serra contre elle.

- Tu reviendras. Promets-moi que tu reviendras ! souffla-t-elle à mon oreille.
- Je le souhaite de tout c½ur, mais dis-moi comment je fais pour revenir ?
- Regarde dans le miroir et penses fort à moi ... ou à Matthew.
- Je te jure que je reviendrai, Joy, je te le jure.

____Elle me lâcha et me montra le miroir. Je me positionnai devant, lui adressai un dernier coup d'½il et comme par miracle je fus de l'autre côté. C'était comme si j'avais rêvé. Ma mère cria d'en bas :

- Eloïse, dépêches-toi, tu vas être en retard au lycée !

____Quoi ? Mais quelle heure peut-il bien être. Il s'était écoulé une minute depuis que brusquement j'avais disparu dans le miroir. Une minute ici correspondait à une heure là-bas.
Tandis que j'étais dans le bus, je repensais à un après-midi d'été avec ma mère. Je devais avoir aux alentour de 5 ans, peut-être moins.

- Dis maman, la magie est-ce que ça existe ?
- Non.
- Mais maman, pourquoi les gens tombent amoureux alors ?
- Les gens ne tombent pas amoureux ma puce, l'amour non plus n'existe pas.
- Mais toi & papa vous êtes pas amoureux ? Tu l'aimes pas ?
- C'est plus compliqué que cela ma fille. Maintenant vas jouer dans la piscine avec ta s½ur veux-tu.


____Comment une mère pouvait-elle dire pareilles horreurs à sa jeune fille ? Vous diriez vous à vos enfants : " Non la magie ça n'existe pas. Non je n'aime pas ton père, mais je dois bien le supporter." ?
Mes parents n'ont jamais vraiment montrés d'intérêt pour moi et ma triste vie. C'est à peine s'ils voyaient que j'existais à la maison. C'est ainsi depuis mon plus jeune age. Ma s½ur Catie avait eu plus de chance. Elle avait 6 ans de plus que moi. Elle a eu son bac avec une mention et en ce moment elle étudie l'économie aux États-Unis. Ouais, mes parents sont fiers d'elle. J'ai toujours aimé Catie. Elle me comprenait mieux que tous les autres. Mais pas autant que j'en aurais eu besoin.

____Ma journée au lycée fut ordinaire pour ne pas dire ennuyante. Et mon sommeil, cette nuit, fut agité et dépourvu de rêves.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 14:02

Modifié le mardi 23 juin 2009 06:00

Chapitre 6 : Le début de la fin.

Chapitre 6 : Le début de la fin.
ZZZZZZZZ ZZZZZZZZ
____Foutu réveil matin. Je me frottai les yeux, pris conscience qu'une nouvelle journée pointait le bout de son nez. Je sautai de mon lit et me précipitais vers le miroir dans la salle de bain. J'essayais de faire ce que Joy m'avait conseillé. Rien ne se produisit. Je réessayais. Toujours rien. D'un coup toute mon excitation retomba. J'étais abattue. Je sortis de la salle de bain et entendit ma mère me parler - me crier plutôt- du rez de chaussée.

- Éloïse ! Où as-tu rangé la confiture ! On y retrouve rien dans ton bordel !


____Génial. Une nouvelle journée. Ma mère étant d'une humeur massacrante à mon égard je la sentais bien cette journée - ironie. Je retournais dans la salle de bain. En regardant le miroir de loin je vis Matthew. Je me rapprochais de lui. Puis je fus engloutie par la vitre et projetée par terre devant Matthew.

- Hum très élégante l'entrée, remarqua-t-il en me tendant une main que j'agrippai pour me relever.
- Merci. Où est Joy ?
- Ailleurs
, répondit-il distraitement.

____Je le contemplais, muette parce que gênée. Il était beau incontestablement. Il tourna son visage vers moi et des mots sortirent de ses lèvres sans qu'ils arrivent à mes oreilles.

- Pardon ? Dis-je décontenancée par une question que je n'avais pas entendus, ou plutôt écoutée.
- Tu veux visiter ?
- Oui, pourquoi pas ?
- Tu as faim ?
- Un peu. Quel rapport ?
- Je t'emmène manger.


____Je ne contestais pas. Il m'enjoignit de le suivre. Ce que je fis. Au bout d'un moment il entreprit de faire la conversation.

- Alors Lise, euh je peux t'appeler comme ça ? Quel âge as-tu ?
- Oui bien sûr. 17 ans et toi ?
- De même. C'est comment ta vie de l'autre côté ?
- Très fade à vrai dire. Et pas intéressante du tout.
- Racontes-moi s'il te plait.
- Eh bien je vais tous les jours au lycée, où personne n'ose m'adresser la parole. Je suis réputée pour ma morosité et ma bizarrerie. Je vais voir un psychiatre plusieurs fois par semaine à cause de ma tendance à vouloir mettre fin à mes jours. Mes parents me considère moins bien que le chien et c'est à peu près tout.
- Ça en fait des choses tristes.
- On s'y habitue à force.
- Je suis désolé. Tout de même tu dois pas vivre dans la joie tout le temps.
- Effectivement. Mais ne t'excuses pas.
- J'espère que l'heure par jour que tu passeras ici te rendras heureuse.
- Merci...


____Le silence régna de nouveau. Sans être interrompu cette fois. Matthew devait déjà en avoir entendu assez sur ma misérable vie. Pas la peine d'entacher d'avantage sa journée. Surtout qu'elle promettait d'être belle. Le soleil brillait dans un ciel doré. C'était encore plus beau que dans mes rêves les plus fou. On arriva à un chemin en sable. Matthew me prit la main et m'emporta en courant dans l'étrange et merveilleux paysage qui se profilait à l'horizon. Des sucreries géantes. Des pâtisseries en guise de maisonnettes. Des fontaines en chocolat. Magique. Sans aucun doute cet endroit faisait partie d'un conte de fée. Et aussi magique soit il, je m'y sentais à ma place. Loin de tout. Loin de la haine et de la mort en particulier.

- C'est la ville des écureuils. Tu aimes la déco ?
- Oui, c'est charmant,
dis-je tirée de ma rêverie.
- Ravi que cela te plaise.
- Et toi, où vis tu ?
- Eum ...
- Aller tu vas pas me dire que c'est un secret !
- Je préfèrerais que tu ne le sache pas pour le moment.
- D'accord, pas de problème.
- Merci.
- Pas de quoi.


____On se promena dans la petite ville durant un laps de temps trop court à mon goût quand Matthew décréta qu'il était temps que je rentre chez moi. Arrivé au miroir, il m'adressa un signe de main accompagné d'un sourire ravissant. J'étais aux anges. Malheureusement, à peine avais-je effleurée le sol de la salle de bain que je perçus ma mère hurler.

- Éloïse ! Si tu rates ton bus, je te préviens que tu te débrouilleras à y aller à pieds ! Non mais tu te crois où ? Arrêtes de rêvasser et actives toi un minimum !

____"Quel retour en beauté" pensais-je.




# Posté le dimanche 01 juin 2008 09:31

Modifié le mardi 23 juin 2009 06:02